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Les métiers du social

Les métiers du social s’adaptent et évoluent avec la société. Les travailleurs sociaux occupent aujourd’hui une place stratégique. dans la lutte contre l’exclusion, l’insertion et la reconstitution de liens sociaux.

Fiche n°2.76
Version : Octobre 2015

Le secteur du social compte une vingtaine de métiers qui se répartissent en cinq secteurs : l'aide sociale, l'éducation spécialisée, l'animation et le travail à domicile et la médiation.
Les métiers du social sont essentiellement féminins.
Seul le métier d'éducateur spécialisé tend à l'équilibre avec 60 % de femmes.

Emploi

À l'exception des assistants maternels, les 3/4 des travailleurs sociaux relèvent du secteur associatif et 1/4 du secteur public.
Le secteur recrute : entre 300 000 et 350 000 créations d'emplois sont prévus d'ici 2030. Et l'insertion professionnelle des nouveaux diplômés des professions sociales est plus rapide et plus stable que celle des autres diplômés de niveau équivalent. Plus de 85 % d'entre eux ont ainsi trouvé un emploi moins de 5 mois après leur sortie de formation. Mais la demande diffère selon les régions et les métiers.
Les métiers d'assistant de service social et d'éducateur spécialisé vont être massivement touchés par les départs à la retraite. Des risques de « pénurie » existent pour trois métiers : assistante maternelle, aide à domicile, éducateur spécialisé. Ce manque de professionnels concerne surtout les zones rurales et les grandes villes.
En Midi-Pyrénées le secteur social représente 5%de l'emploi régional : 48 900 emploi et une hausse de +7%d'ici 2017 est prévue.Le nombre d'emploi augmente, les départs en retraite sont nombreux et les besoins croissants notamment dans le cadre des services à la personne. (Source : www.mpfm.fr)

Métiers

Accessibles sans le bac

L’aide médico-psychologique (AMP)
Exerce son activité au sein d’un établissement spécialisé qui accueille des personnes handicapées : institut médico-éducatif, maison d’accueil spécialisée, centre d’aide par le travail, hôpital ou encore maison de retraite.
L’aide médico-psychologique assiste au quotidien des personnes âgées dépendantes ou fortement handicapées (déficience mentale, handicap moteur ou sensoriel…) qui ont besoin d’une présence et d’un accompagnement individualisé. son rôle touche à la fois à l’éducatif et au soin.
La très grande majorité des AMP (86 % environ) travaillent dans le secteur privé associatif. Certains sont également employés dans la fonction publique territoriale ou la fonction publique hospitalière.
Emploi : à l'horizon 2015, 91 000 créations de postes sont prévues dans les services personnels et domestiques. Cependant, les contrats précaires et les faibles rémunérations sont courants, et la crise n'épargne pas le secteur.
Salaire brut mensuel débutant : Smic + primes dans le secteur public ; 1 600 € + primes dans la fonction publique territoriale (FPT). Formation : DEAMP (diplôme d'État d'aide médico-psychologique). Formation en 1 ou 2 ans de niveau CAP (495h de formation théorique + 24 semaines de stage pratique). Avant d'entrer en formation, il faut réussir les épreuves organisées par l'établissement de formation : questionnaire d'actualité à l'écrit, et commentaire de texte (ou questionnaire) à l'oral. Diplôme également accessible par la VAE (validation des acquis de l'expérience).

L’animateurexerce des responsabilités dans l'élaboration et la mise en œuvre de projets d'animation qui s'adressent à tous les types de public : enfants, adolescents, adultes ou personnes âgées.
Emploi : les postes ne manquent pas dans l'animation. Le développement des loisirs et le vieillissement de la population créent de l'emploi. Mais, quels que soient les employeurs, les métiers de l'animation restent caractérisés par les temps partiels et le multisalariat. Quant au CDI (contrat à durée indéterminée), il ne concerne que 6 salariés sur 10. Les emplois aidés restent aussi très nombreux.
Salaire brut mensuel débutant : Smic.
Formation : Bapaat (brevet d'aptitude professionnelle d'assistant animateur technicien, niveau CAP) représente le 1er niveau de qualification, le BPJEPS (brevet professionnel de la Jeunesse, de l'Éducation populaire et du Sport) est de niveau bac, le DEJEPS (diplôme d'État de la Jeunesse, de l'Éducation populaire et du Sport) est de niveau bac + 2, le DESJEPS (diplôme d'État supérieur de la Jeunesse, de l'Éducation populaire et du Sport) est de niveau bac + 3.

L’assistant familial
Il, le plus souvent elle, accueille à son domicile des enfants dans le cadre de la protection de l’enfance ou d’une prise en charge médico-sociale ou thérapeutique. L’assistant familial doit être titulaire d’un agrément délivré par le président du conseil général après vérification que ses conditions d’accueil garantissent la santé, la sécurité et l’épanouissement des mineurs accueillis ou de jeunes majeurs âgés de 18 à 21 ans.
mploi : la demande est faible. L'activité dépend aussi du nombre d'enfants accueillis.
Salaire brut mensuel débutant : variable selon le nombre d'enfants accueillis.
Formation : après avoir reçu un agrément, l'assistant familial doit suivre un stage préparatoire de 60h, puis une formation (en alternance) adaptée aux besoins spécifiques des enfants accueillis (240h). À l'issue de la formation, les assistants familiaux qui le souhaitent peuvent se présenter aux épreuves du diplôme d'État d'assistant familial (DEAF). Accessible également par le biais de la VAE.

L’auxiliaire de vie sociale - AVS
Personnes âgées, handicapées, malades… L’auxiliaire de vie sociale épaule ceux qui ne peuvent assumer seuls les tâches de la vie quotidienne. Le but est de permettre leur maintien à domicile. À leur domicile, il (elle ) apporte une aide au jour le jour en s’occupant des courses, du ménage, de l’entretien, du linge, de la cuisine… Plus de 80 % des AVS travaillent dans le secteur privé. Néanmoins, quelques-uns exercent dans le cadre de la fonction publique territoriale.
En 2015, 91 000 créations de postes dans les services personnels et domestiques sont prévues. Les particuliers et les organismes agréés (association, entreprise, établissement public…) sont les principaux employeurs. Mais certaines associations connaissent des difficultés de trésorerie et le nombre de particuliers employeurs a diminué, malgré des besoins croissants. Contrats précaires et petits salaires semblent courants et la crise n'épargne pas le secteur.
Salaire brut mensuel débutant : Smic dans le secteur public ; 1 540 € dans le privé.
Formation : DEAVS (diplôme d'État d'auxiliaire de vie sociale). Organisée sur une période de 9 à 36 mois, la formation alterne 560h (16 semaines) de stage pratique et 504h de cours théoriques. Accessible également par la VAE. La mention complémentaire (MC) aide à domicile donne droit au DEAVS.

Bras droit de l’éducateur spécialisé, lemoniteur-éducateur est chargé de mettre en place et d’animer les projets éducatifs (aide aux devoirs, organisation de sorties, soutien au quotidien…) pour des personnes en difficulté d’insertion.
Emploi : ce domaine d'activité ne connaît pas le chômage. Par ailleurs, de nombreuses passerelles ont été créées pour faciliter la mobilité entre les métiers de moniteur et d'éducateur.
Salaire brut mensuel débutant : Smicdans le secteur public ; 1 500 € pour la convention collective de l'enfance inadaptée.
Formation : le DEME (diplôme d'État de moniteur-éducateur) est exigé. La formation dure 2 ans et comporte 950h de formation théorique et 980h (28 semaines) de pratique. Avant d'entrer en formation, il faut réussir les épreuves de sélection qui comportent un écrit (culture générale) et un oral destiné à tester la motivation. Diplôme accessible également dans le cadre de la VAE.

Le technicien de l’intervention sociale et familiale - TISF
Le TISF travaille à permettre l’intégration sociale, assiste ponctuellement des familles isolées, en situation de crise : hospitalisation, longue maladie, handicap, incarcération, rupture, chômage, décès….
Il (elle) travaille à domicile ou au sein des services d’action sociale.Il (elle) soulage les familles et les individus en organisant leur quotidien, en soutenant l’éducation des enfants, leur recherche d’autonomie. Il peut également intervenir dans le cadre d’actions collectives auprès de groupes. Son rôle est à la fois préventif, éducatif, d’accompagnement et de soutien
Emploi : à l'horizon 2015, 91 000 créations de postes dans les services personnels et domestiques sont prévues. Les particuliers et les organismes agréés (association, entreprise, établissement public…) sont les principaux employeurs. Mais certaines associations connaissent des difficultés de trésorerie et le nombre de particuliers employeurs a diminué, malgré des besoins croissants. Contrats précaires et petits salaires semblent courants et la crise n'épargne pas le secteur.
Salaire brut mensuel débutant : 1 600 € dans la convention collective de l'aide à domicile.
Formation : DETISF (diplôme d'État de technicien de l'intervention sociale et familiale). Préparé en 18 à 24 mois, ce diplôme est accessible en formation initiale ou en cours d'emploi. Avant d'entrer en formation, il faut réussir les épreuves de sélection : un écrit destiné à apprécier la culture générale et l'expression écrite, puis un entretien de motivation. Accessible également par le biais de la VAE.

Après le bac

L’assistant de service social - ASS
L’assistant social intervient auprès de personnes confrontées à des difficultés familiales, professionnelles, financières, scolaires ou médicales. Il leur apporte une aide et un soutien, tant psychologique que matériel, afin de les inciter à trouver ou retrouver une autonomie.
Emploi : pas de difficultés pour trouver un emploi dans ce secteur. Si vous avez échoué au concours de la fonction publique, vous pouvez vous tourner vers de nombreuses associations, de grandes entreprises publiques ou privées, les Caf ou encore les caisses de Sécurité sociale, qui cherchent des ASS. Cela dit, les opportunités de travail sont essentiellement concentrées dans le Nord de la France et en région parisienne.
Salaire brut mensuel débutant : entre 1 514 € + primes (dans la fonction publique) et 1 830 € (dans les organismes de Sécurité sociale).
Formation : DEASS (diplôme d'État d'assistant de service social) obligatoire. Pour l'obtenir, vous pouvez passer soit par une école (3 ans), soit par un IUT (2 ans + 1 an de spécialisation), après avoir réussi des épreuves de sélection. Diplôme accessible également par le biais de la VAE.

Le médiateur familial
Le médiateur familial intervient auprès de personnes en situation de rupture ou de séparation afin de favoriser la reconstruction de leur lien familial et d’aider à la recherche de solutions répondant aux besoins de chacun des membres de la famille.
Emploi : actuellement, la majorité des médiateurs familiaux exercent cette profession à temps partiel. La demande pour ces métiers reste faible, même si cette profession devrait se développer dans les années à venir.
Salaire brut mensuel débutant : Smic à 1 750 €. Cette profession étant encore nouvelle, la reconnaissance statutaire, les revenus et l'inscription du métier dans les conventions collectives n'ont pas encore fait l'objet de négociations entre les partenaires sociaux.
Formation : DEMF (diplôme d'État de médiateur familial). Formation de 595h, dont 105h de pratique, accessible uniquement en formation continue, après sélection sur dossier et entretien, aux titulaires d'un bac + 2 dans les secteurs du social ou de la santé, d'un bac + 2 avec 3 ans d'expérience dans le champ de l'accompagnement familial, social, sanitaire, juridique, etc., ou d'un bac + 3 dans les secteurs juridique, psychologique ou sociologique. Accessible également par le biais de la VAE.

Le conseiller conjugal et familial
Le conseiller conjugal et familial accueille, écoute, informe, oriente, les personnes, les couples, les familles, qui rencontrent des difficultés relationnelles, affectives, sexuelles ou éducatives.
Il (elle) aide les personnes à trouver eux-mêmes les solutions à leurs problèmes.
Emploi : cette fonction ne concerne qu'un millier de personnes en France, le plus souvent des femmes. Le conseiller conjugal travaille rarement à plein temps et organise ses activités sous forme de vacations. Il est rémunéré à la mission et a souvent une autre activité professionnelle.
Salaire brut mensuel débutant : de 8 € à 12 € de l'heure pour un vacataire (c'est le statut de la plupart des conseillers conjugaux) ; de 20 € à 40 € de l'heure pour un conseiller en libéral.
Formation : attestation de qualification au conseil conjugal et familial obligatoire. Formation de 400h de cours théoriques réparties sur 2 ans et 2 stages de 40h (allègements possibles), accessible sur entretien de motivation et d'évaluation. L'entretien est ouvert aux titulaires d'un diplôme d'État dans les domaines médical, paramédical, social, éducatif, juridique, psychologique ou de l'animation. Accessible également par le biais de la VAE.

Le conseiller en économie sociale et familiale - CESF
Le (la) CESF aide les familles à gérer au mieux tous les problèmes posés par la vie quotidienne : alimentation, logement, habillement, santé, habitat et environnement et vie sociale, etc. afin de leur ’éviter l’exclusion sociale. Le (la) CESF travaille au sein des services sociaux des collectivités locales, des caisses de Sécurité sociale, des caisses d’allocations familiales, des hôpitaux…
Emploi : avant de trouver un emploi stable, vous allez enchainer CDD (contrats à durée déterminée) et contrats à temps partiel.
Salaire brut mensuel débutant : 1 600 € environ dans la fonction publique territoriale. De 1 458 (Smic) à 1 750 € dans la fonction publique hospitalière. 1 700 € dans le secteur associatif.
Formation : DECESF (diplôme d'État de conseiller en économie sociale et familiale) obligatoire. Formation de 1 an accessible après un BTS économie sociale familiale, un DUT carrières sociales, le DEASS, le DEES, le DEETS et le DEEJE. La formation comprend 540h de théorie et 16 semaines de stage pratique. Il est possible de préparer ce diplôme en cours d'emploi. Accessible également par le biais de la VAE.

L’éducateur de jeunes enfants - EJE doit favoriser le développement et l'épanouissement des enfants de 0 à 6 ans, lorsqu'ils se trouvent hors de leur milieu familial pour un temps plus ou moins long. Il s’attache à favoriser à favoriser le développement global et harmonieux des enfants et contribue à leur éveil, à leur autonomisation et à leur apprentissage de la vie sociale.
Bon à savoir : 98 % des éducateurs (trices) de jeunes enfants trouvent un emploi dans les 6 mois suivant l'obtention de leur diplôme, mais ce sont souvent des CDD. Elles travaillent
Emploi : 98 % des éducateurs de jeunes enfants trouvent un emploi dans les 6 mois suivant l'obtention de leur diplôme. Ils travaillent essentiellement en crèche, en jardin d'enfants ou en halte-garderie (75 %), mais aussi dans les hôpitaux, les foyers de l'enfance ou les bibliothèques. Après quelques années d'exercice, ils peuvent assumer la direction d'une structure d'accueil.
Salaire brut mensuel débutant : Smic
Formation : DEEJE (diplôme d'État d'éducateur de jeunes enfants) obligatoire.
3 ans après le bac dans un centre de formation agréé par l'État.
Pour se présenter au concours d'entrée des écoles d'éducateurs de jeunes enfants, les candidats doivent avoir au moins 18 ans et être titulaires :
• du bac ou d'un diplôme de niveau IV ;
• ou du diplôme d'accès aux études universitaires (DAEU) ;
• ou du diplôme professionnel d'auxiliaire de puériculture, du CAP petite enfance, du diplôme d'État d'aide médico-psychologique ou d'auxiliaire de vie sociale avec 3 ans d'exercice dans cette profession.
Les candidats qui ne possèdent aucun de ces diplômes peuvent passer un examen de niveau organisé par les DRJSCS (Directions régionales de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion sociale).
Accessible également par le biais de la VAE.

L’éducateur technique spécialisé - ETS
À la fois éducateur et spécialiste d’une technique professionnelle (mécanique, menuiserie, peinture…), l’éducateur technique spécialisé intervient auprès de personnes handicapées, dépendantes et en grande difficulté. Objectif : restructurer la personnalité, l’initier à un métier, favoriser son autonomie.
Emploi : les besoins sont importants dans ce secteur. Les diplômés trouvent un emploi sans difficulté.
Salaire brut mensuel débutant : 1 458 € + primes dans la fonction publique territoriale ; 1 620 € pour la convention collective de l'enfance inadaptée.
Formation : DEETS (diplôme d'État d'éducateur technique spécialisé). Formation de 3 ans (dont 56 semaines de stages), ouverte sur sélection aux titulaires d'un diplôme ou titre de niveau bac du secteur technologique et professionnel, d'un diplôme ou titre de niveau CAP avec 3 ans d'expérience et en situation d'emploi de moniteur d'atelier ou d'éducateur technique spécialisé. Accessible également par le biais de la VAE.

L’éducateur (trice) spécialisé
L’éducateur (trice) spécialisé a pour mission d’aider les enfants, les jeunes ou les adultes inadaptés à se développer sur les plans intellectuel, affectif, psychologique et social, ainsi qu’à surmonter les difficultés quotidiennes et à acquérir leur autonomie. Les projets éducatifs qu’il (elle) élabore se font en étroite collaboration avec le corps enseignant, les autres travailleurs sociaux et la personne en difficulté.
Emploi : il n'y a pas de difficultés pour trouver du travail dans cette branche. Le nombre des diplômés ne parvient pas à couvrir tous les besoins de la profession, en particulier en région parisienne et dans les internats.
Salaire brut mensuel débutant : 1 458 € + primes dans la fonction publique territoriale ; 1 620 € pour la convention collective de l'enfance inadaptée.
Formation : DEES (diplôme d'État d'éducateur spécialisé) obligatoire. Formation continue ou discontinue de 3 ans comprenant 1 450h d'enseignement théorique et 2 100h (60 semaines) de formation pratique. Elle est ouverte sur sélection aux bacheliers ou équivalent, aux titulaires d'un diplôme d'État dans le domaine social ou paramédical de niveau bac, aux titulaires du DEAVS ou du DEAMP avec 5 ans d'expérience.
Il est aussi possible d'obtenir le DEES en passant par un DUT carrières sociales option éducation spécialisée (2 ans) + 1 année complémentaire, ou par le biais de la VAE.

Mandaté par un juge, le mandataire judiciaire à la protection des majeurs assure 2 mesures : mesure judiciaire à la protection des majeurs (MJPM), qui comprend les sauvegardes de justice, curatelles et tutelles, et vise à la protection des personnes qui se trouvent, en raison de l'altération de leurs facultés mentales ou corporelles, dans l'incapacité de pourvoir seules à leurs intérêts, et mesure d'accompagnement judiciaire (MAJ) destinée à permettre à la personne d'être autonome dans la gestion de ses ressources.
Le mandataire judiciaire à la protection des majeurs travaille majoritairement pour le compte d'associations comme les Udaf (unions départementales des associations familiales), mais aussi pour des établissements hospitaliers, sociaux ou médico-sociaux, ou en tant qu'indépendant. Le MJPM doit être inscrit sur des listes départementales et prêter serment.
Emploi : dans ce domaine, le marché de l'emploi est aujourd'hui saturé. Depuis plusieurs années, les créations de postes se font rares.
Salaire brut mensuel débutant : à partir de 1 620 €.
Formation : certificat national de compétences (CNC). Dispensé en cours d'emploi, le cursus dure 300h pour le CNC mention MJPM, et 180h pour la mention MAJ. Pour accéder à la formation du CNC, il faut être titulaire d'un diplôme ou titre enregistré au niveau bac + 2. De plus, il faut être en situation d'emploi dans un service tutélaire et être âgé d'au moins 21 ans à son entrée en formation, ou être âgé d'au moins 21 ans et justifier d'au moins un an d'expérience professionnelle dans un des domaines en relation avec l'activité tutélaire, ou, pour les indépendants, être âgé de 25 ans minimum et justifier d'une expérience professionnelle d'au moins 3 ans dans un des domaines en relation avec l'activité tutélaire. Le CNC n'est pas accessible par la VAE.

Le conseiller en insertion professionnelle accueille, informe, oriente et accompagne les personnes en démarche d'insertion ou de reconversion. Il peut travailler dans des missions locales, au Pôle emploi, dans des structures d'insertion par l'activité économique, des organismes de formation, des centres communaux d'action sociale, des centres d'hébergement et de réinsertion sociale…
Emploi : les débouchés actuels ne sont pas nombreux, même si les besoins sont importants. Les organismes n'ont pas forcément les moyens financiers de créer des emplois stables.
Salaire brut mensuel débutant : à partir de 1 700 €. Le salaire du conseiller en insertion professionnelle est très variable selon les structures d'emploi.
Formation : il n'y a pas de formation spécifique pour devenir conseiller en insertion. Beaucoup de conseillers ont une formation universitaire de base en psychologie, économie, droit, sociologie ou sciences de l'éducation.

Mandaté par un juge, le mandataire judiciaire à la protection des majeurs assure 2 mesures : mesure judiciaire à la protection des majeurs (MJPM), qui comprend les sauvegardes de justice, curatelles et tutelles, et vise à la protection des personnes qui se trouvent, en raison de l'altération de leurs facultés mentales ou corporelles, dans l'incapacité de pourvoir seules à leurs intérêts, et mesure d'accompagnement judiciaire (MAJ) destinée à permettre à la personne d'être autonome dans la gestion de ses ressources.
Le mandataire judiciaire à la protection des majeurs travaille majoritairement pour le compte d'associations comme les Udaf (unions départementales des associations familiales), mais aussi pour des établissements hospitaliers, sociaux ou médico-sociaux, ou en tant qu'indépendant. Le MJPM doit être inscrit sur des listes départementales et prêter serment.
Emploi : dans ce domaine, le marché de l'emploi est aujourd'hui saturé. Depuis plusieurs années, les créations de postes se font rares.
Salaire brut mensuel débutant : à partir de 1 620 €.
Formation : certificat national de compétences (CNC). Dispensé en cours d'emploi, le cursus dure 300h pour le CNC mention MJPM, et 180h pour la mention MAJ. Pour accéder à la formation du CNC, il faut être titulaire d'un diplôme ou titre enregistré au niveau bac + 2. De plus, il faut être en situation d'emploi dans un service tutélaire et être âgé d'au moins 21 ans à son entrée en formation, ou être âgé d'au moins 21 ans et justifier d'au moins un an d'expérience professionnelle dans un des domaines en relation avec l'activité tutélaire, ou, pour les indépendants, être âgé de 25 ans minimum et justifier d'une expérience professionnelle d'au moins 3 ans dans un des domaines en relation avec l'activité tutélaire. Le CNC n'est pas accessible par la VAE.

Le conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation il est chargé, au sein des services d'insertion et de probation, d'aider à la prise de décision judiciaire et de mettre en exécution les décisions restrictives ou privatives de liberté.
Prenant en charge les personnes confiées par les autorités judiciaires, les personnels d'insertion et de probation interviennent en prison et à l'extérieur.
Emploi : ils sont fonctionnaires de l'État recrutés sur concours. Seuls 160 conseillers d'insertion et de probation sur 2 900 postulants sont admis chaque année.
Salaire brut mensuel débutant : 1 645 €.
Formation : après un concours de niveau bac + 2, il faut suivre 2 ans de formation au sein de l'École nationale de l'administration pénitentiaire (Enap).

L'informateur jeunesse est chargé, dans l'une des 1 500 structures du réseau Information Jeunesse (IJ), d'organiser l'espace d'accueil, d'accueillir les publics et de les informer dans une logique d'accès à l'autonomie. Ils peuvent travailler pour des municipalités. Certains deviennent fonctionnaires territoriaux en passant les concours de catégorie B ou C. Le secteur recrute également en emplois aidés.
Salaire brut mensuel débutant : Smic à 2 070 € (selon la taille de la structure).
Formation : il n'existe pas de titre ou de diplôme pour devenir informateur Jeunesse. Une fois en poste, il est possible de suivre une formation professionnelle en interne. De nombreux informateurs Jeunesse ont travaillé avant dans le conseil et l'accompagnement en insertion professionnelle, ou dans l'animation.

L'emploi

À l'exception des assistants maternels, les 3/4 des travailleurs sociaux relèvent du secteur associatif et 1/4 du secteur public.
Le secteur recrute : entre 300 000 et 350 000 créations d'emplois sont prévus d'ici 2030. Et l'insertion professionnelle des nouveaux diplômés des professions sociales est plus rapide et plus stable que celle des autres diplômés de niveau équivalent. Plus de 85 % d'entre eux ont ainsi trouvé un emploi moins de 5 mois après leur sortie de formation. Mais la demande diffère selon les régions et les métiers.
Les métiers d'assistant de service social et d'éducateur spécialisé vont être massivement touchés par les départs à la retraite. Des risques de « pénurie » existent pour trois métiers : assistante maternelle, aide à domicile, éducateur spécialisé. Ce manque de professionnels concerne surtout les zones rurales et les grandes villes.
En Midi-Pyrénées le secteur social représente 5%de l'emploi régional : 48 900 emploi et une hausse de +7%d'ici 2017 est prévue.Le nombre d'emploi augmente, les départs en retraite sont nombreux et les besoins croissants notamment dans le cadre des services à la personne. (Source : www.mpfm.fr)

Etudes

Dans la plupart des cas, un diplôme correspond à un métier précis. La durée de la formation varie selon le niveau d'études initial et le métier visé, et certaines formations ne sont accessibles qu'en cours d'emploi ou après une expérience professionnelle.
Les formations du travail social ont une articulation étroite entre enseignement théorique et stages.
Les diplômes délivrés étant des diplômes d'État, chaque établissement de formation a son propre projet pédagogique, mais il est tenu de se conformer aux programmes fixés au plan national. Toutes les formations peuvent faire l'objet d'allègements au titre de cursus suivis antérieurement et sont construites pour faciliter les passerelles entre les professions sociales.
Les diplômes d'État : aide médico-psychologique (DEAMP), d'auxiliaire de vie sociale (DEAVS), de moniteur-éducateur (DEME), de technicien de l'intervention sociale et familiale (Detisf), d'assistant familial (DEAF), d'assistant de service social (DEASS), d'éducateur de jeunes enfants (DEEJE), d'éducateur spécialisé (DEES), d'éducateur technique spécialisé (DEETS), de médiateur familial (DEMF), de conseiller en économie sociale et familiale (DECES) …

A noter : Le diplôme d'État d'auxiliaire de vie sociale (DEAVS) et le diplôme d'État d'aide médico-psychologique (DEAMP) devraient fusionner pour laisser place à un nouveau diplôme qui comprendra 3 spécialités : auxiliaires de vie à domicile, intervention dans un établissement et accompagnement scolaire.

D'autres diplômes permettent de travailler dans le domaine du social, de la prévention et de la sécurité : citons le CAP APM (agent de prévention et de médiation), le bac pro SPVL (services de proximité et vie locale), le BTS service et prestation des secteurs sanitaire et social (SP3S).

Centres de formation : La préparation aux diplômes du travail social s'effectue dans des établissements publics et des centres de formation privés agréés et subventionnés par l'État, qui prend en charge la plupart des coûts de formation.
Attention : vu le nombre de demandes pour s'inscrire dans une école du secteur social, il faut retirer un dossier d'inscription dès le mois d'octobre-novembre, soit près d'un an avant une éventuelle intégration.

Examen de niveau pour les non bacheliers : les DRJSCS (Directions régionales de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion sociale) organisent chaque année un examen de niveau pour les non-bacheliers qui désirent suivre une formation dans le secteur social pour devenir assistant du service social, éducateur de jeunes enfants et éducateur spécialisé.
Cet examen comprend 3 épreuves :
• rédaction sur une question d'ordre général ;
• une étude d'un texte argumentatif ;
• questionnaire portant sur l'actualité politique, économique, sociale et culturelle.
Pour se présenter, il faut avoir 20 ans minimum et 2 ans d'activité professionnelle, ou avoir 24 ans minimum. Les candidats doivent déposer un dossier à la DRJSCS de leur région dès le mois de septembre précédant l'entrée en formation, soit un an avant.

Direction Régionale de La Jeunesse et des Sports et de la Cohésion Sociale Occitanie
5 rue du Pont Montaudran Halle aux Grains 31000 TOULOUSE

0534417300
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Les aides de la région Midi-Pyrénées

La Région Midi-Pyrénées peut vous attribuer une bourses Sanitaires et Sociales.
Pour tout renseignement relatif à une demande de bourse sanitaire et sociale, un numéro vert est à votre disposition : 0.800.33.50.50 (appel gratuit depuis un poste fixe)

Bourses Sanitaires et Sociales

Alternance

Si vous avez entre 16 et 25 ans, vous pouvez préparer un diplôme en alternance :
- contrat d'apprentissage (dérogations possible sous certaines conditions pour jeunes 25-30 ans et handicapés)
- contrat de professionnalisation (accessible aussi aux demandeurs d’emploi âgé de 26 ans et plus ou bénéficiaires de minima sociaux)
Ces contrats vous permettront de suivre une formation tout en travaillant. Vous aurez le statut de salarié, avec ses avantages et ses contraintes. Attention : avant de vous inscrire en formation, il faut au préalable signer un contrat de travail avec un employeur ! Pour obtenir des informations complémentaires, consulter la fiche « Alternance et apprentissage : une formation ».

Formation continue

La formation continue s'adresse à tous les adultes jeunes et moins jeunes sortis du système scolaire.
Plusieurs dispositifs sont en place en fonction des publics (salariés, demandeurs d'emploi...)

La Région Occitanie élabore son Programme Régional de Formation Professionnelle (PRFP) avec l'objectif de mettre en œuvre des formations menant à l'emploi.
Ces formations sont destinées principalement aux demandeurs d'emploi mais peuvent s'adresser également à un plus large public.
Pour toute information sur la formation en région Occitanie cf site "meformerenrégion". Le site MPFM-Midi-Pyrénées formations métiers est aussi en consultation.

Midi-Pyrénées Formations Métiers

Adresses utiles

Ministère des affaires sociales et de la Santé

Site emploi du secteur public - Santé - Social

Actualités Sociales Hebdomadaires

Offres d'emploi.

Centre d'études, de documentation, d'information et d'action sociale

Union fédérale nationale des associations de familles d'accueil et d'assistantes maternelles

Syndicat professionnel des assistants maternels et des assistants familiaux

Portail de l'emploi dans l'économie sociale et solidaire

Les métiers de la sécurité sociale



Si vous souhaitez consulter gratuitement les carnets d’adresses Midi-Pyrénées, il suffit de vous rendre dans l'une des 70 structures Information Jeunesse de la région. Un professionnel sera à votre disposition pour vous apporter les compléments d'informations nécessaires à vos recherches.
Ces carnets d’adresses peuvent être accessibles en ligne dans le cadre d'un abonnement, vous trouverez ici les conditions et tarifs.