A+ A A-

Travailler dans l'industrie

Les métiers de l'industrie proposent de nombreuses opportunités à tous les niveaux de qualification, du CAP au diplôme d’ingénieur.

Fiche n°2.81
Version : Janvier 2016

L'actualité

La semaine de l'industrie : dans chaque région de France a lieu la Semaine de l'industrie qui permet de découvrir tous les métiers du secteur industriel. Au programme : expositions, visites d'entreprise, journées portes ouvertes, rencontres avec des professionnels…

Industrie du futur

Le projet Industrie du Futur, lancé par le président de la République le 14 avril 2015 est un vaste programme de reconquête industrielle. Il s'agit de soutenir l’innovation française et permettre de forger une industrie plus connectée et plus compétitive, capable de gagner des parts de marché en France et à l'international et de créer près de 480 000 emplois industriels nouveaux.

Outre la modernisation de l’outil de production, il s’agit d’accompagner les entreprises dans la transformation de leurs modèles d’affaires, de leurs organisations, de leurs modes de conception et de commercialisation, dans un monde où les outils numériques font tomber la cloison entre industrie et services.

Les cinq piliers du projet « Industrie du futur »

Usine du Futur

Fives (Groupe d'ingénierie industrielle ) a été sollicité par le gouvernement français pour co-piloter le plan industriel consacré à l’usine du futur.
Des actions ont été proposées pour soutenir le développement de cette usine d’excellence :
- le développement de lignes de production pilotes
- le lancement de projets de R&D aidés par l’Etat
- la mise en place de programmes régionaux d’excellence industrielle des PMEs et ETIs.
- l’organisation de l’aide au financement de l’outil industriel.

Alliance industrie du Futur

L’Alliance Industrie du Futur, association loi 1901, rassemble les compétences et les énergies d’organisations professionnelles, d’acteurs scientifiques et académiques, d’entreprises et de collectivités territoriales, notamment les Régions, pour assurer, en particulier, le déploiement du plan Industrie du Futur.

Le secteur, les emplois

Les industries technologiques recouvrent des univers professionnels variés tels que le naval, l’aéronautique et le spatial, la métallurgie, la mécanique, les équipements énergétiques, le ferroviaire, l’électrique, l’électronique, le numérique et l’informatique, l’automobile.

L'industrie représente 150 000 entreprises en France, dont 90 % sont des petites et moyennes entreprises (PME).
Entre 2016 et 2020, le seul secteur de la métallurgie prévoit d'embaucher 106 000 personnes par an, dont près de 34 000 ouvriers qualifiés, 28 000 techniciens supérieurs et 19 000 ingénieurs.
D'autres industries comme celles de la chimie et de la pharmacie ou des produits en caoutchouc et plastiques ont également besoin de main-d'œuvre.

Travailler dans l'industrie permet d'obtenir des postes à l'étranger pour quelques mois ou années.
En 2014, les produits industriels représentaient 96,5 % des exportations. Les entreprises industrielles françaises ont des implantations surtout en Europe et aux États-Unis, et sont de plus en plus présentes dans les pays d'Asie et d'Amérique du Sud.

L'environnement devient aussi un enjeu majeur pour les entreprises industrielles. Pour réduire leur facture énergétique, elles misent sur le recyclage ou la valorisation de leurs déchets. Elles cherchent à fabriquer des produits plus respectueux de l'environnement : matériaux moins polluants ou plus légers, véhicules plus performants… Ces nouveaux marchés offrent des perspectives de croissance tant aux grands groupes qu'à de jeunes startups dynamiques.

Parmi les activités industrielles, la filière chimie-pharmacie, la fabrication de matériels électriques, électroniques et mécaniques, la métallurgie et le matériel de transport sont les plus enclins à embaucher.

Cf fiches IJ Midi-Pyrénées
Les métiers de l’agroalimentaire : du CAP au bac pro n° 2.151 ; Les métiers de l’agroalimentaire : bac et études supérieures n° 2.152 .
Les métiers de l'industrie aéronautique et aérospatiale n° 2.895 .
Les métiers de l'industrie automobile : du CAP au bac pro n° 2.8943 ; Les métiers de l'industrie automobile : bac et études supérieures n° 2.8944 .
Les métiers de la chimie n° 2.851 .
Les métiers de l'électronique : du CAP au bac pro n° 2.8831 ; Les métiers de l'électronique : bac et études supérieures n° 2.8832 .
Les métiers de l'énergie n° 2.826 .
Les métiers de la mécanique industrielle : du CAP au bac pro n° 2.8631 ; Les métiers de la mécanique industrielle : bac et études supérieures n° 2.8632 .
Les métiers de la métallurgie n° 2.862.

L'industrie en Midi-Pyrénées

En Midi-Pyrénées, le secteur de l’industrie, avec une projection d’emploi de plus de 160 000 actifs en 2018, enregistrerait une augmentation de près de 6 % des emplois entre 2013 et 2018.

Deux filières prédominent dans la région : l’industrie aérospatiale et l’industrie agroalimentaire (premier employeur industriel de Midi-Pyrénées). Grâce à ces activités phares, la région résiste bien à la baisse de l’emploi constatée depuis plusieurs années dans l’industrie au niveau national.

En revanche, l’emploi diminue sensiblement dans les secteurs du textile-habillement, des industries du bois, de l’industrie chimique ainsi que celle des machines et équipements (baisse de la part de la consommation, diminution de la production, concurrence étrangère).

Les secteurs du textile-habillement, et des industries du bois sont en pleine mutation

Dans l'industrie textile : les entreprises du textile ont dû faire preuve d'imagination en misant notament les textiles « techniques » (textiles intelligents thermorégulateurs, de cosméto-textiles, textiles techniques automobiles, nouveaux produits isolants textiles pour la construction...). . C'est dans ces domaines que les entreprises sont les plus créatrices d'emplois.

L'industrie du bois fait aujourd’hui l’objet d’innovations très diverses : nouveaux produits à base de ce matériau dans des domaines aussi variés que la papeterie, la chimie, la construction automobile et même l’ingénierie médicale, sans oublier l’habitat.

(Source d'information : www.mpfm.fr - l'économie en Midi-Pyrénées - Industrie)

Midi-Pyrénées Formations Métiers

Les pôles de compétitivité en Midi-Pyrénées

Un Pôle de Compétitivité rassemble sur un territoire donné des entreprises, des laboratoires de recherche et des établissements de formation ainsi que des associations pour développer des synergies et des coopérations.
Il s'agit de renforcer la compétitivité de l'économie française et de développer la croissance et l'emploi sur des marchés porteurs :
- en accroissant l'innovation ;
- en confortant des activités, essentiellement industrielles, à fort contenu technologique ou de création sur des territoires ;
- en améliorant l'attractivité de la France, grâce à une visibilité internationale renforcée.

Pôle Aerospace Valley
Labellisé en 2005, le Pôle Aerospace Valley réunit toutes les ressources régionales concernées par les secteurs Aéronautique, Espace, Systèmes Embarqués : grands groupes, PME, centres de recherche publics ou privés, universités, Grandes Ecoles, collectivités territoriales . 
Ce pôle de compétitivité mondial, qui associe les régions Midi-Pyrénées et Aquitaine, place l’innovation technologique et les projets de R&D coopératifs au centre de sa démarche.

Aerospace Valley

Aerospace Valley

Agri Sud-Ouest Innovation
 Labellisé en juillet 2007, le pôle Agri Sud-Ouest Innovation a pour vocation de fédérer les acteurs des secteurs agricole et agro-industriel du Sud-Ouest (PME innovantes, exploitants agricoles, grands groupes, établissements de formation et de recherche, etc.). 
Le périmètre d'intervention du pôle est constitué des agro-chaînes, qui constituent l’ensemble des maillons partant des consommateurs et remontant jusqu’à la production de la matière agricole en passant par les étapes de transformation. 
Fin 2011, le périmètre du pôle Agri Sud-Ouest Innovation s’est étendu à la Région Aquitaine.

Agri Sud Ouest Innovation

Créé en 2005, le Pôle Cancer-Bio-Santé est dédié à l'innovation en biotechnologie et santé, notamment dans le domaine du cancer. 

Multidisciplinaire et transectoriel, il propose un continuum stratégique, scientifique et économique autour de la prise en charge du cancer.  Il appartient au réseau des 7 Cancéropôles nationaux. 

Depuis octobre 2013, le pôle de compétitivité étend son périmètre d'action à la problématique du vieillissement.

Pôle cancer biosanté

Le pôle eau
Ce pôle à vocation mondiale concerne le domaine de la ressource en eau : localisation, extraction, gestion rationnelle des usages et assainissement pour une utilisation sécurisée. 
Entièrement orienté vers les écotechnologies de l’eau, il rassemble des entreprises, organismes de formation et établissements de recherche présents dans les régions Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et Provence Alpes Côte-d’Azur. 

Ce pôle labellisé en mai 2010, est basé à Montpellier. Il a été désigné comme chef de file dans la coordination des pôles HYDREOS "Gestion des eaux continentales" (régions Lorraine/Alsace) et DREAM "Eaux et milieux" (région Centre). 

Pôle eau

Le Pôle européen de la céramique est un pôle de compétitivité performant pour dynamiser l’activité de la filière céramique. Il anime l’ensemble du réseau afin de développer la capacité d’innovation de ses acteurs par : le soutien au montage de projets collaboratifs ; des actions de promotions des produits et savoir-faire ; l’écoute et le recueil des attentes des donneurs d’ordre marchés.

Pôle européen de la céramique

Cette MC propose deux options : énergie électrique et énergie thermique.
Pour suivre l'option énergie électrique, il faut être titulaire du bac pro Eleec (électrotechnique, énergie, équipements communicants) ou du brevet professionnel installations et équipements électriques.
Pour suivre l'option énergie thermique, il faut avoir le bac pro technicien en installations des systèmes énergétiques et climatiques (Tisec) ou le brevet pro monteur en installation de génie climatique.
Ce technicien intervient dans l'installation, la mise en service et la maintenance de matériels électriques liés aux énergies renouvelables.

Développement des Energies Renouvelables appliquées au Bâtiment et à l'Industrie

Elopsys, un pôle technologique créateur et fournisseur de solutions dans les domaines de l’Electronique, de la Photonique et du Numérique.

Situé à Limoges, le pôle de compétitivité Elopsys rassemble des entreprises, des laboratoires et des universités (basés en Limousin et en Midi-Pyrénées (Lot)) et accompagne les innovations depuis les projets de R&D jusqu'au développement des produits et services et à leur mise sur le marché. (Source : mpfm)

Elopsys

Les métiers

Dans les petites ou grandes entreprises, les techniciens et ingénieurs R&D améliorent les produits existants et imaginent et conçoivent les produits de demain.
Dans le secteur de la production, L'opérateur s'occupe de réaliser et de fabriquer les produits en usine ; le technicien planifie et organise le travail des équipes ; l'ingénieur contrôle la production.
Dans le secteur des méthodes, avant de lancer la production à grande échelle, il faut effectuer des tests sur les produits et mettre en place les procédures à suivre pour chaque fabrication.
Dans le secteur de la qualité, le technicien et l'ingénieur qualité vérifient que les produits répondent aux normes en vigueur et qu'ils ne comportent pas de défaut.
Dans le secteur de la maintenance, les professionnels interviennent sur les équipements industriels pour s'assurer de leur bon fonctionnement. Ils sont indispensables au bon déroulement de la production.
Une fois que le produit a été fabriqué, il faut le vendre ! C'est le travail du service commercialisation, qui se charge de prospecter et de négocier avec les clients.

Conception recherche et développement

Technicien R&D
Le technicien recherche et développement participe à la conception des nouveaux produits. Il utilise des logiciels spécifiques pour réaliser en 3D des images des produits, afin de réaliser les moules qui permettront leur fabrication. Il prépare également les échantillons et participe aux essais.
Formation : BTS IPM, BTS CRSA ; DUT Gim, DUT GMP, DUT GEII.
Cf dossier IJMP Les métiers de la mécanique industrielle : bac et études supérieures n° 2.8632

Dessinateur industriel
À partir d'un cahier des charges, le dessinateur industriel imagine le produit à créer. Il détermine les caractéristiques (taille, matériau…) de toutes les pièces qui seront utilisées. Sur son ordinateur, il réalise les schémas en 3D du produit, qui serviront ensuite à créer les prototypes.
Formation : BTS CPI, BTS CRSA ; DUT GMP ; licence pro.
Cf. dossier IJMP Dessinateur industriel n° 2.865 .

Designer industriel
Outre un sens artistique, le designer industriel doit avoir une solide formation technologique (matériaux et procédés) et technique (dessin, informatique, arts plastiques). Des notions en sciences humaines (sociologie, histoire de l'art, ergonomie…) sont vivement appréciées.
Formation : BTS CPI, BTS design de produits ; DUT GMP ; DNAT (diplôme national d'arts et techniques) option design de produit ; licence pro ; DSAA (diplôme supérieur d'arts appliqués) ; master pro ; diplôme de création industrielle de l'ENSCI (École nationale supérieure de création industrielle) …
Cf. dossier IJ Les métiers du design n° 2.233 .

Ingénieur R&D
- L'ingénieur en recherche est très spécialisé. Il étudie les possibilités d'appliquer de nouvelles connaissances à des techniques ou des produits nouveaux. Il réalise un rapport de recherche ou un projet de type expérimental à destination des services de l'entreprise chargés du lancement des produits. Il participe à la conception, à la réalisation et à la mise au point d'une maquette ou d'un prototype de matériel en vue de préparer l'industrialisation d'un nouveau produit ou d'améliorer un produit existant.
- L'ingénieur d'études et développement participe à la conception, à la réalisation et à la mise au point d'une maquette ou d'un prototype de matériel en vue de préparer l'industrialisation d'un nouveau produit ou d'améliorer un produit existant.
Formation : diplôme d'ingénieur ; master ; doctorat.

Ingénieur brevet
Sa mission : faire breveter les avancées des ingénieurs R&D et surveiller que la concurrence ne copie pas une innovation déjà brevetée. Il négocie des droits de propriété intellectuelle avec des partenaires.
Il peut travailler au sein d'une entreprise (en relation étroite avec les équipes de R&D), en cabinet de conseil ou au sein d'un organisme de délivrance de brevets.
Formation : bac + 5 scientifique (master ou diplôme d'ingénieur), associé de préférence à une formation complémentaire en droit dans le domaine de la propriété industrielle.

À noter : le Ceipi (Centre d'études internationales de la propriété intellectuelle), à Strasbourg, prépare à un diplôme d'études internationales de la propriété industrielle.
www.ceipi.edu

Ingénieur calcul
Cet ingénieur calcule toutes les caractéristiques des pièces à fabriquer. Son travail permet d'optimiser les produits, que ce soit sur leurs formes ou sur les pressions qu'ils peuvent subir, par exemple. Il utilise pour cela des logiciels informatiques. Ses calculs peuvent amener à modifier le projet de départ formalisé par le dessinateur.
Formation : diplôme d'ingénieur.

Responsable veille documentaire
Il est chargé de collecter, analyser, diffuser toutes les informations qui touchent au secteur d'activité de l'entreprise pour laquelle il travaille.
Ce métier fait partie de ce que l'on appelle l'intelligence économique. C'est un poste qui a une grande valeur stratégique. Le responsable de veille doit anticiper tous les changements qui pourraient avoir des conséquences sur l'activité de l'entreprise.
Une 1re expérience dans le secteur d'activité de l'entreprise est exigée.
Formation : master en intelligence économique, marketing, gestion ; diplôme d'ingénieur documentaire ; diplôme d'ingénieur.

Les métiers de la production

L'opérateur s'occupe de réaliser et de fabriquer les produits en usine ; le technicien planifie et organise le travail des équipes ; l'ingénieur contrôle la production.

Opérateur de production
L'opérateur assure le fonctionnement d'une ligne de production. Il suit des consignes de fabrication, effectue les réglages nécessaires, et il veille au bon déroulement de la production des produits.
- L'opérateur-régleur sur machine automatisée prépare et règle une machine-outil pour réaliser des pièces à l'unité ou en série.
- Le fraiseur s'occupe des différentes opérations d'usinage de pièces à partir d'acier, sur fraiseuse ou sur des machines à commandes numériques.
- L'opérateur sur machine à commandes numériques s'occupe de vérifier le bon fonctionnement des machines.
Après quelques années d'expérience, un opérateur peut évoluer vers un poste de technicien d'atelier ou d'agent de maîtrise.
Formation : CAP Cip ; bac pro PLP, bac pro productique mécanique option décolletage, bac pro technicien d'usinage, bac pro technicien outilleur.

Automaticien
Conditionner des marchandises, assembler les voitures, préparer des commandes… Les machines automatiques sont partout ! L'automaticien a pour mission d'assurer le bon fonctionnement de ces équipements automatiques sur les sites de production. Il doit aussi entretenir les différents dispositifs pilotés par ces automates.
Il est amené à se déplacer souvent car il travaille généralement sur plusieurs sites de production.
Formation : BTS électrotechnique, BTS Cira, BTS systèmes numériques, BTS CRSA ; DUT GEII, DUT Gim, DUT GMP.
Cf. dossiers IJMP Les métiers de la mécanique industrielle : bac et études supérieures n° 2.8632 ; Les métiers de l'électrotechnique : bac et études supérieures n° 2.8822 ; Les métiers de l'informatique n° 2.884 .

Technicien de fabrication
Il organise le travail des équipes, gère les approvisionnements, suit l'avancement des travaux et procède aux ajustements nécessaires pour tenir les délais imposés.
Formation : BTS électrotechnique, BTS CRSA.
Cf. dossierIJMP Les métiers de l'électrotechnique : bac et études supérieures n° 2.8822 .

Ingénieur de production
En atelier ou sur une ligne de production, il planifie et organise le travail des différentes équipes. ll contrôle l'avancée de la production et assure l'interface entre la direction et la production.
Il doit maîtriser et appliquer toutes les règles et normes en matière de qualité, de prévention, de sécurité et d'environnement.
Formation : master pro spécialisé en génie industriel, robotique, automatisme, gestion de la production ; diplôme d'ingénieur.

Les métiers des méthodes
Avant de lancer la production à grande échelle, il faut effectuer des tests sur les produits et mettre en place les procédures à suivre pour chaque fabrication.

Technicien d'essais
Le technicien d'essais vérifie qu'un prototype (le premier exemplaire d'un moteur, par exemple) répond bien aux performances attendues. Il définit la série de tests à pratiquer, choisit les appareils de mesure à utiliser, réalise les essais, interprète les résultats, et propose des modifications.
Formation : BTS électrotechnique, BTS Cira ; DUT GEII, DUT mesures physiques, DUT GMP, licence pro.
Cf. dossiers IJ Les études de maths et de physique n° 2.831 ; Les métiers de la mécanique industrielle : bac et études supérieures n° 2.8632 ; Les métiers de l'électrotechnique : bac et études supérieures n° 2.8822

Ingénieur d'essais
L'ingénieur d'essais prend en charge le prototype réalisé par l'ingénieur d'études et procède aux modifications éventuelles qui permettront l'industrialisation du produit. Il définit les méthodes et les moyens de fabrication, ainsi que les tests de conformité à mettre en œuvre.
Formation : master pro, diplôme d'ingénieur.

Technicien méthodes
Le technicien méthodes est chargé de déterminer les procédures à suivre pour chaque fabrication. Il met en place les plannings de production.
Salaire brut mensuel débutant : 1 800 € environ.
Formation : BTS industrialisation des produits mécaniques, BTS assistance technique d'ingénieur.
Cf. dossiers IJ Les études d'ingénieur n° 2.813 ; Les métiers de la mécanique industrielle : bac et études supérieures n° 2.8632 .

Ingénieur méthodes
L'ingénieur méthodes prend en charge le prototype réalisé par l'ingénieur d'études et procède aux modifications qui permettent l'industrialisation du produit. Il définit les méthodes et les moyens de fabrication, ainsi que les tests de conformité à mettre en œuvre.
Formation : master pro spécialisé en méthodes, gestion de production, génie des systèmes industriels, production industrielle, diplôme d'ingénieur.

Responsable d'ordonnancement
Il organise la production en fonction des commandes passées par les clients. Il contrôle le niveau des matières premières.
Ce métier demande d'être réactif car des événements peuvent perturber le planning établi (machine en panne, commande urgente…).
Formation : BTS industrialisation des produits mécaniques, BTS assistance technique d'ingénieur, DUT Qlio, licence pro, master pro, diplôme d'ingénieur.
Cf. dossiers IJ Les études d'ingénieur n° 2.813 ; Les métiers de la qualité n° 2.816 ; Les métiers de la mécanique industrielle : bac et études supérieures n° 2.8632 .

Les métiers de la qualité-sécurité

Le technicien et l'ingénieur qualité vérifient que les produits répondent aux normes en vigueur et qu'ils ne comportent pas de défaut. L'ingénieur QHSE est responsable du contrôle des risques. Cf. dossier IJ Les métiers de la qualité n° 2.816 .

Technicien qualité
Il est chargé de mettre en œuvre les procédures qualité et d'élaborer les indicateurs d'évaluation (établir les procédures de test, choisir les instruments de mesure…).
Il effectue les contrôles à toutes les étapes de la production. Si un produit défectueux est signalé (par la fabrication, par le service client…), il doit résoudre le problème, analyser son origine et proposer une solution.
Pour être embauché, il faut avoir au minimum un bac + 2, sachant que les recrutements se font de plus en plus à bac + 3.
Formation : BTS bio-analyses et contrôles, BTS Qiabi, DUT Qlio, licence pro.

Ingénieur qualité
Il met en place l'assurance qualité : après avoir examiné la conformité des produits de l'entreprise aux normes (ISO 9001…) et aux attentes des clients (cahiers des charges), il définit les critères qualité à atteindre et les procédures à instaurer tout au long de la production. Il transmet ensuite l'information aux salariés du site (documents, formations…).
Avec son équipe de techniciens, il s'occupe également du contrôle qualité.
Formation : master pro qualité ; diplôme d'ingénieur.

Ingénieur QHSE
L'ingénieur QHSE (qualité-hygiène-sécurité-environnement) est chargé d'identifier, diminuer et contrôler les risques industriels et liés aux salariés (maladie professionnelle, accident, pollution…) au sein d'une entreprise.
Formation : master pro ; diplôme d'ingénieur.

Les métiers de la maintenance

Les professionnels de la maintenance interviennent sur les équipements industriels pour s'assurer de leur bon fonctionnement. Ils sont indispensables au bon déroulement de la production.

Agent de maintenance industrielle
Sa mission : procéder à l'installation, à l'entretien et au dépannage des équipements industriels. Il doit à la fois optimiser le rendement et prévenir les pannes. Il peut se spécialiser en électricité, en électrotechnique, en mécanique… Les agents de maintenance peuvent travailler dans de grandes sociétés industrielles, mais ils sont de plus en plus nombreux à travailler pour des sous-traitants car les entreprises ferment progressivement leurs services maintenance pour externaliser ce service.
Les employeurs préfèrent embaucher à niveau bac ou bac + 2.
Formation : bac pro MEI (maintenance des équipements industriels) ; BTS maintenance industrielle ; DUT Gim.

Technicien de maintenance
Préconisations, contrôles des installations, réparations… Il doit faire en sorte que tous les équipements et installations d'un site de production ou d'une entreprise fonctionnent au mieux.
Formation : BTS maintenance industrielle, BTS électrotechnique, DUT Gim, DUT GEII

Responsable maintenance
Entouré d'une équipe d'agents et de techniciens, le responsable maintenance doit assurer le bon fonctionnement des équipements d'une entreprise ou d'une collectivité. Il peut travailler dans une entreprise de production industrielle (mécanique, métallurgie, sidérurgie, électronique, chimie, pétrole, automobile) ou dans une société prestataire de maintenance, ou encore au service après-vente et de maintenance d'un fabricant de matériels de production. Il peut aussi travailler en tant que consultant externe.
Formation : BTS maintenance industrielle ou DUT GEII ou DUT Gim + licence pro ; diplôme d'ingénieur.

Les métiers de la commercialisation

Une fois que le produit a été fabriqué, il faut le vendre ! C'est le travail du service commercialisation, qui se charge de prospecter et de négocier avec les clients. Cf. dossier IJMP Les métiers de la vente : bac et études supérieures n° 2.322 .

Commercial
Qu'il exerce dans une PME ou dans un groupe international, la mission du commercial consiste à vendre toujours plus ! Pour y arriver, il s'appuie sur sa connaissance des produits, du marché et des techniques de vente.
Un commercial peut évoluer vers un poste de responsable commercial. Il peut aussi être technico-commercial s'il n'est pas issu d'une filière purement commerciale mais qu'il possède une formation ou une expérience technique ou d'ingénieur qu'il est en mesure de mettre au service de son argumentaire de vente.
À noter : il existe des commerciaux B2C (dont les clients sont des particuliers), B2B (dont les clients sont des entreprises), des télévendeurs (par téléphone) …
Formation : BTS Muc, BTS NRC, BTS technico-commercial, DUT techniques de commercialisation, licence pro, diplôme d'école de commerce.

Chargé d'affaires
Le chargé d'affaires est l'interlocuteur privilégié des clients de son entreprise. Sa mission : fournir un appui technique lors de la négociation puis de l'exécution des contrats.
Avant la vente, il analyse les besoins du client, élabore l'offre adaptée, définit les coûts et les délais. Une fois le contrat signé, il encadre la mise en place du projet, et c'est à lui que le client s'adresse en cas de dysfonctionnement.
Formation : diplôme d'école d'ingénieurs spécialisée (BTP, aéronautique…) ; diplôme d'école supérieure de commerce.

 

Les diplômes

Du CAP au bac

Le CAP conducteur d'installations de production comprend des enseignements généraux (français, histoire-géographie, langue vivante, maths-sciences physiques, arts appliqués et cultures artistiques), des enseignements technologiques et professionnels (réalisation et gestion de production, maintenance, prévention, éducation civique, juridique et sociale...) et 16 semaines de stage.
Le titulaire de ce diplôme est chargé d'assurer la conduite en production d'une installation industrielle automatisée : préparation du poste de travail, réglage de l'installation, lancement et surveillance de la ligne en production, contrôle qualité du produit fini.
Il peut travailler au sein de différentes industries de transformation, d'élaboration et de conditionnement.
Après ce CAP, il est possible de continuer ses études en bac professionnel industriel.

Le bac pro pilote de ligne de production comprend des cours généraux (français, histoire-géographie, langue vivante, maths-sciences physiques, arts appliqués et cultures artistiques), des enseignements technologiques et professionnels (construction mécanique, gestion de production, automatisation, pilotage…) et 16 semaines de stage.
Ce bac pro prépare à la conduite d'une ligne complète de fabrication dans de nombreux secteurs : sidérurgie, métallurgie, mécanique, textile, chimie, pharmacie…
Le titulaire de ce diplôme est capable d'assurer toutes les opérations de conduite de process industriels : préparation à la production et à la vérification, repérage des dysfonctionnements sur une ligne de fabrication, mise en route et opérations de conduite/réglage, maintenance de premier niveau. L'accès à ce bac pro se fait par la seconde professionnelle conduite et pilotage de systèmes industriels.
La préparation à ce bac pro permet aussi d'obtenir le CAP Cip (conducteur d'installations de production).
À noter : le bac pro PLP est le premier niveau demandé pour devenir opérateur sur machine à commande numérique, par exemple. Mais, avec un bon dossier, il est possible de poursuivre ses études en BTS ou DUT. Pas de formation initiale en Midi-Pyrénées. Lieu de formation le plus proche : Lycée professionnel Beau Frêne Pau Tél. : 0559720772 - Formation continue cf Greta Midi-Pyrénées centre et nord.

Le bac techno sciences et technologies de l'industrie et du développement durable propose 4 spécialités : innovation technologique et éco-conception ; systèmes d'information et numérique ; énergies et environnement ; architecture et construction. Il s'adresse à ceux qui s'intéressent à l'industrie, à l'innovation technologique et à la préservation de l'environnement.
Le bac STI2D permet d'acquérir des compétences technologiques propres à tous les domaines industriels, ainsi que des qualifications spécialisées.
La plupart des bacheliers STI2D s'engagent dans des études courtes professionnalisantes pour préparer un des nombreux BTS ou DUT industriels.

Bac + 2

Avec un BTS ou un DUT, il est possible d'accéder à des postes de technicien de fabrication, d'essais ou d'automaticien.
Le brevet de technicien supérieur se prépare en 2 ans au sein d'établissements publics ou privés. La scolarité comprend des cours généralistes, technologiques et pratiques (stages).
L'entrée en BTS se fait sur sélection. Si le BTS vise l'entrée dans la vie active, il permet également de poursuivre ses études, notamment en licence pro.

Le BTS contrôle industriel et régulation automatique est accessible après un bac S, STI2D ou STL, ou un bac pro PLP ou Eleec (électrotechnique, énergie, équipements communicants).
Au programme : français, langue vivante, maths, science physique (chimie et physique industrielle, physique appliquée), automatisme et logique, régulation, instrumentation… Une période de 12 à 16 semaines de stage est prévue.
Le titulaire du BTS Cira est un spécialiste des procédés et systèmes automatisés mis en oeuvre dans les diverses industries. Il peut exercer l'une ou l'autre des fonctions suivantes : études, contrôle, essais, installation, maintenance, assistance technique dans les industries de production en continu (chimie, pétrochimie, métallurgie, agroalimentaire).

Le BTS conception de produits industriels est accessible après un bac S ou STI2D, ou un bac pro EDPI (étude et définition de produits industriels).
Ce BTS comprend des enseignements généraux (français, langue vivante, maths, sciences physiques), de l'électrotechnique, comportement des systèmes techniques (mécanique), construction mécanique (technologie et conception), industrialisation des produits, et un stage de 6 semaines.
Le titulaire du BTS CPI est un technicien de bureau d'études en charge de la modification, de l'amélioration, de la reconception partielle ou de la création de produits industriels. Ces produits relèvent du champ de la construction mécanique ou des constructions métalliques. Il produit des études de produits destinés à l'industrialisation.

BTS conception et réalisation de systèmes automatiques après un bac S ou STI2D, ou un bac pro.
Au programme : enseignements généraux (culture générale, langue vivante, maths, sciences physiques), conception des systèmes automatiques, conduite et réalisation d'un projet, et 6 semaines de stage.
Le technicien supérieur CRSA exerce son métier dans des entreprises de toutes tailles concevant, réalisant ou exploitant des systèmes automatiques. Agent de maîtrise, il peut intervenir dans de nombreuses activités du cycle de vie technique d’un système, de sa conception à son amélioration continue. il peut être amené à conduire en autonomie une équipe.

BTS Technico-commercial : commercialisation de biens et services industriels. Accessible après un bac STI2D ou STMG, ou un bac pro du même domaine.
L'enseignement comprend des cours de français, environnement économique et juridique, technologies industrielles, gestion de projet, développement de clientèles, communication et négociation, management commercial. Une période de 14 semaines de stage est prévue.
Le titulaire de ce diplôme est un négociateur-vendeur qui a pour fonction principale la vente de biens et services.

Le DUT (diplôme universitaire de technologie) se prépare en 2 ans dans un IUT (institut universitaire de technologie) rattaché à une université. L’admission en IUT se fait sur dossier.

DUT génie industriel et maintenance après un bac S, STI2D ou STL (option physique de laboratoire et des procédés industriels), ou avec un bac pro industriel avec un excellent dossier.
Les enseignements comprennent des enseignements généraux (techniques d’expression, anglais, gestion et législation, informatique, maths…), technologie et maintenance en électricité, électronique, électrotechnique et automatique (instrumentation et mesures, informatique industrielle, étude et maintenance des installations…), technologie et maintenance en mécanique et thermique (technologie et contrôle des matériaux, machines thermiques, organisation et gestion de production…).
Le titulaire de ce diplôme exerce des activités liées à la maintenance des équipements et à l'amélioration permanente des systèmes industriels. Il exerce également des fonctions de gestion et d'animation. Il peut travailler dans presque tous les secteurs : agroalimentaire, construction mécanique, aéronautique, automobile, chimie, production d'énergie…
En règle générale, les titulaires de DUT s'insèrent bien sur le marché du travail.
Pour ceux qui désirent poursuivre leurs études, différents cursus sont possibles (année de spécialisation, licence pro, école d'ingénieurs…).

DUT génie mécanique et productique après un bac S ou STI2D.
Avec ce DUT, les techniciens peuvent occuper des postes d'encadrement dans les bureaux d'études, les services de fabrication, les laboratoires d'essai et de contrôle et travailler dans différents secteurs industriels : mécanique, aéronautique, automobile, transports, électronique.
Cf. dossier IJMP Les métiers de la mécanique industrielle : bac et études supérieures n° 2.8632 .

Prépa ATS

Prépa ATS industrie
Après un BTS ou un DUT, il est possible d'intégrer une classe préparatoire en un an pour préparer son entrée en école d'ingénieurs (Arts et Métiers-ParisTech, Ensea…).
Les cours de la prépa adaptation technicien supérieur technologie industrielle permettent de se remettre au niveau des prépas « classiques » en maths, physiques, sciences industrielles, français-philo et langues vivantes.

De bac + 3 à bac + 5

De la licence au diplôme d'ingénieur, de nombreux diplômes permettent de travailler dans le secteur industriel. Selon le domaine d'activité envisagé, des licences et des masters spécialisés existent, dont vous trouverez le détail dans les dossiers IJ MP concernés.

Instituts supérieurs de promotion industrielle
Les Ipi, gérés par les chambres de commerce et d'industrie (CCI), sont un réseau de 3 écoles : Châlons-en-Champagne (51), Albi (81) et Le Mans (72).
Ils forment par alternance les jeunes titulaires d'un bac + 2/3 à des métiers industriels et technologiques : responsable en unité de production, chef de projet industriel (bac + 4) ou encore manager de production et de projets industriels (bac + 5). La formation donne une double compétence en technologie industrielle et en management d'entreprise.
L'inscription se fait sur dossier, épreuves écrites, entretien de motivation et test d'aptitude au management.

Licence professionnelle
Contrairement à la licence « classique », une licence pro vise une insertion professionnelle rapide. Elle représente une bonne opportunité de spécialisation après un BTS ou un DUT, mais aussi après une L2 ou un Deust.
La licence pro se prépare en 1 an à l'université, en IUT, mais aussi en école, au lycée ou en CFA (centre de formation d'apprentis). Elle permet d'acquérir une spécialisation ou une double compétence. Le cursus articule enseignements théoriques et pratiques avec des stages de 12 à 16 semaines en milieu professionnel.
Il existe des dizaines de licences pro liées au secteur industriel : ingénierie industrielle, génie des systèmes, organisation et gestion de production, génie des procédés…

Licence
La licence est le point de départ des études à l'université. Elle se prépare en 3 ans (6 semestres) après le bac et correspond à 180 crédits européens. La formation associe des enseignements théoriques, méthodologiques, pratiques et appliqués.
Après un bac S ou STI2D, vous pouvez intégrer une licence « sciences pour l'ingénieur ». Les programmes peuvent varier d'une université à l'autre, mais les 2 premières années sont pluridisciplinaires : physique, mécanique, électronique, informatique, mathématiques.
Les étudiants se spécialisent en L3. Vérifiez les spécialisations proposées avant de vous inscrire. Certaines universités proposent aussi une préparation aux concours des grandes écoles d'ingénieurs.
Avec une licence en poche, vous pouvez tenter d'intégrer une école d'ingénieurs, sur concours ou sur dossier. Vous pouvez aussi continuer en master pro ou de recherche. Attention : dans ce cas, vous ne serez pas titulaire d'un diplôme d'ingénieur.
Attention, une licence « classique » ne permet pas de travailler directement. Pour cela, il faut obtenir un diplôme professionnel (licence pro, master pro ou diplôme d'école).

Master
Après la licence, le master est organisé en 4 semestres (2 ans). On désigne par « M1 » et « M2 » les deux années successives menant au master complet. L'accès en M1 est systématique pour les titulaires d'une licence dans un domaine compatible, l'accès en M2 se fait sur sélection (dossier scolaire, entretien, voire épreuves).
Deux orientations sont possibles : master professionnel ou master de recherche. Certaines universités proposent un M1 indifférencié et un choix sélectif en M2 (professionnel ou de recherche).

A noter : Master 2 Modim
Lancé à la rentrée 2014, le master 2 Modim (modélisations des imaginaires, innovation et création) est un nouveau master proposé par Télécom ParisTech, le Strate Collège (École de design industriel) Tél : 0146428596 et l'université Rennes 2 Tél : 0299141000 . Les enseignements comprennent des cours sur les nouveaux métiers de l'ingénieur et les industries de l'imaginaire, les méthodes et outils de modélisation, l'anthropologie de l'imaginaire, l'histoire de l'art industriel et du design… Ce master débouche sur des métiers dans le domaine de la recherche ainsi que des postes de chef de projet ou de consultant.

Les écoles d'ingénieurs

On peut intégrer une école d'ingénieurs après le bac, après une classe prépa ou encore après un bac + 2. Ces filières sont très sélectives et difficiles d'accès.

Plus de 250 écoles délivrent un diplôme d'ingénieur habilité par la Commission des titres d'ingénieur (CTI). Pour bien choisir, il faut prendre en compte votre profil (bac S ou techno) ainsi que les caractéristiques de l'école : son statut (public ou privé), son coût, sa scolarité (implication de professionnels, organisation des stages, ouverture à l'international) ainsi que sa notoriété.
Les écoles d'ingénieurs les plus prestigieuses recrutent sur concours, après 2 ans de classe préparatoire scientifique : MP (maths-physique), PC (physique-chimie), PSI (physique et sciences de l'ingénieur), PT (physique et technologie). Le cursus ingénieur dure 3 ans.
Un tiers des écoles recrutent directement après le bac S ou STI2D, notamment les écoles technologiques ou par alternance. Le cursus comprend un cycle préparatoire intégré sur 2 ans, puis un cycle d'ingénieur sur 3 ans.
Enfin, il est possible d'intégrer les écoles, même prestigieuses, via une admission parallèle et de rejoindre leur cursus en cours de route. Elles organisent des concours à bac + 2 (DUT, L2, voire BTS), à bac + 3 (L3) ou à bac + 4 (M1).

Formation continue

La formation continue s'adresse à tous les adultes jeunes et moins jeunes sortis du système scolaire.
Plusieurs dispositifs sont en place en fonction des publics (salariés, demandeurs d'emploi...)

De nombreux organismes publics et privés proposent des formations diplômantes (acquisition d'un diplôme) ou qualifiantes (mise à niveau, acquisition de connaissances) dans le cadre de la formation continue.
Comme la plupart des formations initiales sont désormais accessibles en formation continue, n'hésitez pas à vous adresser aux services de formation continue des organismes dispensant une formation initiale.
Pour les stages de perfectionnement de courte durée (non qualifiants), adressez-vous directement aux organismes professionnels du secteur.

Les GRETA (groupements d’établissements pour la formation continue) préparent à des CAP, le bac pro, le bac techno, le BTS ou le DUT .

L’AFPA (Association nationale pour la formation professionnelle des adultes) est placée sous la tutelle du ministère chargé du Travail. Elle propose des formations professionnelles, validées pour 80 % d’entre elles par des titres professionnels reconnus par le ministère. 

Le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers) accueille tous les auditeurs sans condition de diplôme ou de formation initiale.
Dans le secteur de l'industrie, le Cnam prépare au certificat professionnel technicien en automatisme des systèmes, accessible avec un bac scientifique ou technique.

Les Universités
La plupart des diplômes universitaires peuvent être préparés dans le cadre de la formation continue

Les écoles d'ingénieurs
Il existe différentes possibilités pour devenir ingénieur par la voie de la formation continue.
La filière Fontanet et les Fip (formations d’ingénieur en partenariat) et les instituts des techniques d'ingénieur de l'industrie (ITII) pour les Bac+2 avec 3 ans d'expérience minimum.
Avec la filière DPE (diplômés par l’État), les techniciens peuvent obtenir le titre d’ingénieur en passant devant un jury dans les écoles d’ingénieurs. Pour faire acte de candidature, il faut avoir 3 ans d’expérience professionnelle.

GRoupement d'ETAblissements publics

AFPA

3936

Centre national des arts et métiers

Comment devenir Ingénieur - Conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs


La Région Occitanie élabore son Programme Régional de Formation Professionnelle (PRFP) avec l'objectif de mettre en œuvre des formations menant à l'emploi.
Ces formations sont destinées principalement aux demandeurs d'emploi mais peuvent s'adresser également à un plus large public.
Pour toute information sur la formation en région Occitanie cf site "meformerenrégion". Le site MPFM-Midi-Pyrénées formations métiers est aussi en consultation.

Midi-Pyrénées Formations Métiers

Pour plus d'informations Vous trouverez les coordonnées des établissements de formation dans le Carnet d'adresses situé en fin de document.

Adresses utiles

Ministère de l'économie, de l'industrie et du numérique

Union des industries et métiers de la métallurgie

Mon industrie

Les industries technologiques

Comment devenir Ingénieur - Conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs

Métiers de la chimie

Métiers du numérique

Passinformatique

Diffusion de "L'officiel des métiers du numérique"



Si vous souhaitez consulter gratuitement les carnets d’adresses Midi-Pyrénées, il suffit de vous rendre dans l'une des 70 structures Information Jeunesse de la région. Un professionnel sera à votre disposition pour vous apporter les compléments d'informations nécessaires à vos recherches.
Ces carnets d’adresses peuvent être accessibles en ligne dans le cadre d'un abonnement, vous trouverez ici les conditions et tarifs.