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L'hébergement social d'urgence

Les SDF et les mal-logés sont toujours plus nombreux. Plan d’urgence, droit au logement opposable ou dispositifs hivernaux, les moyens mis en œuvre peinent à montrer leur efficacité.

Fiche n°5.234
Version : Juillet 2014

  • Se faire aider
Vous êtes en grande difficulté ou en situation d’urgence, la première démarche consiste à rencontrer une assistante sociale. Les bureaux d’aide sociale des mairies ou de la Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale (DDASS) sont vos premiers interlocuteurs. Les assistantes sociales peuvent aussi vous donnez accès aux FAJ (Fonds d’aide aux jeunes).
En présence d’une situation urgente, le SAMU social et les associations humanitaires sont là pour vous aider.

  • Un toit pour la nuit : appelez le 115
Le 115 est le numéro de téléphone du SAMU social, c’est un numéro «vert», donc un numéro gratuit. Il fonctionne toute l’année, 7 jours sur 7 et 24h/24. Le numéro est accessible d’un téléphone fixe, d’un portable ou d’une cabine téléphonique, sans carte. Le numéro du SAMU est souvent saturé alors n’hésitez pas à renouveler plusieurs fois votre appel.

  • Les tournées du SAMU social
En lien avec le 115, des équipes du SAMU social partent à la rencontre des sans-abri. Elles informent sur les possibilités d’hébergements d’urgence, les lieux pour un repas ou les structures de soins dans votre région.

  • Se faire aider
Vous êtes en grande difficulté ou en situation d’urgence, la première démarche consiste à rencontrer une assistante sociale. Les bureaux d’aide sociale des mairies ou de la Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale (DDASS) sont vos premiers interlocuteurs. Les assistantes sociales peuvent aussi vous donnez accès aux FAJ (Fonds d’aide aux jeunes).
En présence d’une situation urgente, le SAMU social et les associations humanitaires sont là pour vous aider.

  • Un toit pour la nuit : appelez le 115
Le 115 est le numéro de téléphone du SAMU social, c’est un numéro «vert», donc un numéro gratuit. Il fonctionne toute l’année, 7 jours sur 7 et 24h/24. Le numéro est accessible d’un téléphone fixe, d’un portable ou d’une cabine téléphonique, sans carte. Le numéro du SAMU est souvent saturé alors n’hésitez pas à renouveler plusieurs fois votre appel.

Samusocial

Les associations humanitaires

  • La Croix-Rouge
Pour faire face à l’urgence sociale, la Croix-Rouge propose des établissements d’accueil, d’hébergement et de réadaptation sociale. Elle propose aussi une aide alimentaire, une aide vestimentaire, des espaces santé, ainsi que des espaces mères-enfants… Pour plus d’infos:

Croix-Rouge

  • Emmaüs
Pour venir en aide des plus démunis, Emmaüs propose des accueils de jour, des hébergements sociaux d’urgence et des accueils de nuit. Emmaüs, c’est aussi une aide alimentaire, vestimentaire, médicale, sociale.

Emmaus France

  • Armée du salut
«Secourir, accompagner, reconstruire» est la devise de l’Armée du salut. Consulter le site

Armée du salut

  • Restos du Coeur
Les Restos du Cœur distribuent chaque hiver des colis alimentaires et des repas chauds dans la rue. Ceux-ci sont aussi un lieu d’accueil : centre d’hébergement, lieux de vie, résidences sociales…

Restos du Coeur

  • Secours catholique
L’association des Cités du secours catholique, dédiée au logement, propose des places au sein d’une dizaine de centres d’hébergement et de réinsertion sociale (3 à 6 mois), sans oublier l’accueil d’urgence, l’accueil des malades du sida, les maisons relais … Voir le site

Secours Catholique

Se loger

  • Les centres d’hébergement d’urgence
Les centres d’hébergements accueillent les personnes en grande difficulté, dernier recours avant la rue. Pour des solutions plus stables renseignez-vous auprès des services de l’aide sociale, les structures municipales et les associations d’aides aux personnes en difficulté.
L'accès aux dortoirs, chambres collectives ou individuelles est immédiat et ouvert à tous, personnes sans papier comprises. L'hébergement est généralement gratuit, mais une participation symbolique peut être demandée (laverie, dîner). La durée maximale d'hébergement est fixée par l'établissement. Il est également possible de bénéficier d'un accompagnement social (en lien avec des lieux d'accueil de jour, des établissements de santé, des urgences psychiatriques…) et d'être orienté vers une structure d'insertion.

  • Les lieux d'accueil de jour
Il existe environ 270 lieux d'accueil de jour, appelés aussi « espaces solidarité insertion », répartis sur l'ensemble du territoire. Ces lieux, généralement de petite taille, proposent des espaces conviviaux où les personnes démunies peuvent disposer de nombreux services : accueil, orientation et accompagnement social, repas et colis alimentaire, douche, coiffure et pédicure, blanchisserie et vestiaire, loisirs et téléphone, domiciliation du courrier, permanence administrative, juridique et médicale… En revanche, ces lieux n'offrent pas directement d'hébergement. L'accueil est immédiat.

  • L’hébergement supplémentaire pendant l’hiver
En fonction de la rigueur des températures, les dispositifs sont étoffés l'hiver. Trois niveaux de mobilisation sont prévus.
• Le niveau 1, dit « mobilisation hivernale », est activé du 1er novembre au 31 mars : renforcement des capacités d'accueil et d'hébergement.
• Le niveau 2, ou « grand froid », est déclenché lorsque les températures sont comprises entre - 5 °C le jour et - 10 °C la nuit : places d'hébergement supplémentaires, renforcement des équipes du 115 et des équipes mobiles, ouverture la nuit des lieux de jour.
• Le niveau 3 correspond au « froid extrême », lorsque les températures sont inférieures à - 10 °C la nuit : les gymnases et les halls de gare sont réquisitionnés pour abriter les personnes vulnérables.

  • Soins Gratuits
Pour les plus démunis, des dispositifs ont été mis en place pour assurer et faciliter l’accès aux soins : Pass (permanences d’accès aux soins de santé) au sein des hôpitaux, centres de prévention et de soins (dispensaires). La CMU (couverture maladie universelle) permet de bénéficier d’une assurance-maladie. Attention : les assurés sans domicile au moment de la demande de CMU doivent élire résidence auprès d’un CCAS (Centre Communal d’Action sociale) ou d’un organisme agréé par l’autorité préfectorale.

  • Le cas des demandeurs d'asile
Leur accueil relève de la convention de Genève (1951) relative au statut des réfugiés. Le dispositif comprend trois types de structures.

Les Cada (centres d'accueil pour demandeurs d'asile)
Il s'agit de CHRS (centres d'hébergement et de réinsertion sociale) spécialisés, permettant un accompagnement administratif et social des résidents pendant la période d'instruction de leur demande d'asile par l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) et la CRR (Commission de recours des réfugiés). Il existe environ 20 000 places.


Les places d'urgence
Dans l'attente de solutions plus durables, il est possible de trouver une place au sein d'un foyer de travailleurs migrants, d'une structure collective ou en chambre d'hôtel. Il existe plus de 19 000 places réservées à l'hébergement d'urgence des demandeurs d'asile.


Les centres provisoires d'hébergement
Ces centres sont destinés aux réfugiés statutaires, pour faciliter leur insertion sociale et professionnelle en France. Il existe environ 1 100 places.

  • Où trouver les adresses ?
L’annuaire Accueil, hébergement, insertion, édité par la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale, répertorie 2 800 établissements et services d’accueil.
L’observatoire régional de la santé publie de son côté un Guide des lieux d’accueil pour personnes en difficulté

Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale

Vers l'insertion

  • Les centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS)
Gérés par des associations et financés par l'aide sociale de l'État, les CHRS ont vocation à accueillir les personnes et les familles qui connaissent de graves difficultés (économiques, familiales, relatives au logement, à la santé…) afin de les faire accéder à l'autonomie.
Cette mission passe d'abord par l'hébergement, de l'asile de nuit pour répondre aux situations d'urgence à un hébergement de plus longue durée. Il est possible de loger dans des structures collectives ou des appartements individuels proches des logements ordinaires.
Outre l'hébergement, les CHRS proposent toute une série de prestations : écoute, information et orientation, suivi social, accompagnement vers un logement autonome, actions pour la formation professionnelle et l'emploi.

  • Les établissements d'accueil mère-enfant
Gérés par les départements, ces établissements accueillent et hébergent les femmes enceintes et les mères isolées avec leurs enfants de moins de 3 ans qui ont besoin d'un soutien matériel et psychologique. Ils travaillent en relation avec les PMI (Protection maternelle et infantile), les crèches, les services sociaux et médico-sociaux. Objectif : la réinsertion sociale et professionnelle, et l'accès au logement autonome :
douche, coiffure et pédicure, blanchisserie et vestiaire, loisirs et téléphone, domiciliation du courrier, permanence administrative, juridique et médicale… En revanche, ces lieux n'offrent pas directement d'hébergement. L'accueil est immédiat.

  • Les maisons-relais
Assez récentes, ces petites structures de 10 à 30 places chacune sont une offre alternative de logement pour des personnes en situation de grande exclusion, trop fragilisées pour vivre de façon autonome dans un logement individuel. Sortes de pensions de famille, elles ont vocation à accueillir des personnes isolées, très désocialisées, qui ont connu la rue ou de multiples passages en CHRS. Elles proposent une solution d'habitat durable, sans limitation de durée, et permettent de se réinsérer à son rythme dans un cadre de vie convivial.

  • Les résidences sociales
Appelées aussi hôtels sociaux, les résidences sociales sont des structures d'une trentaine de logements qui permettent à des personnes isolées ou à des familles de disposer d'un logement temporaire avant d'accéder à un logement autonome. Le fait d'être « logé », et non plus « hébergé », assure des droits plus importants : statut de résident, aide personnalisée au logement, etc. En revanche, aucun suivi social n'est proposé dans ces structures.



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